Le Comité d’Aide Médicale est une ONG humanitaire à but non lucratif, créée en 1990, dont le mandat est le soutien médical aux populations affectées par des conflits armés, des désastres naturels ou d’autres types de crises humanitaires. Le CAM développe ses programmes en partenariat avec les communautés des régions dans lesquelles il intervient et privilégie le renforcement des capacités locales. Ses programmes sont mis en place en Asie, Afrique et France. Depuis peu, le CAM a créé une organisation sœur, le Medical Aid Committee, aux Etats-Unis.
Au CAM nos interventions évoluent autour de 2 thèmes principaux :
La mise en place de programmes dans un contexte de post urgence pour venir en aide aux populations locales et ainsi passer d’un état de crise à une situation durable de développement.
L’engagement de mettre en place des programmes effectifs et durables en travaillant en partenariat avec les populations locales.
D’où la devise du CAM :
De l’urgence au développement, l’Humanitaire pour la santé durable
En tant qu’ONG médicale, notre but premier est de répondre aux besoins de santé des populations, en particulier les femmes et les enfants. Les secteurs d’intervention du CAM se déploient autour de quatre domaines distincts :
Les programmes de soins de santé primaires : soins de santé directs à travers des cliniques fixes et mobiles avec un accent mis sur la santé maternelle et infantile, réhabilitation/construction de centres de santé, approvisionnement en médicaments et équipements médicaux, formation du personnel de santé.
Les programmes de santé environnementale : construction et maintenance de puits et de latrines, mise en place de réseaux d’adduction d’eau, mis en place d’un système de gestion des déchets biomédicaux, formations à l’hygiène et sensibilisation aux maladies hydriques.
Les programmes de santé communautaire : sensibilisation et éducation à la santé et à l’hygiène, réalisation d’enquêtes permettant de mesurer l’évolution des connaissances, attitudes et pratiques locales.
Les programmes de santé psychosociale : soutien individuel et familial aux populations traumatisées suite à une perte ou un deuil en raison d’un conflit ou d’une catastrophe naturelle, activités récréatives, culturelles et éducatives en vue de consolider la cohésion de la communauté dans une situation de post-urgence, construction d’infrastructures sociales.
Actuellement les interventions de CAM sont les suivantes :
Dans la capitale angolaise de Luanda et sa périphérie, un nouveau programme de santé environnementale pour une gestion améliorée des déchets biomédicaux a démarré après l’achèvement d’un programme d’eau et assainissement dans la province d’Uige au nord du pays.
En France le CAM développe des programmes de promotion de la santé pour les populations les plus vulnérables et défavorisées en Seine-Saint-Denis qui se déclinent à trois niveaux : l’hébergement d’urgence pour les sans abris, la promotion de l’accès aux soins pour les populations Rroms et la lutte contre le saturnisme infantile.
Dans la région de la Vakaga, au Nord-est de la République Centre Africaine : le CAM met en œuvre un programme psychosocial pour les populations touchées par le conflit interne ainsi qu’un projet de soutien à la reprise des activités médicales de l’Hôpital préfectoral de Birao.
Dans la région du Darfour Ouest au Soudan : le CAM développe un programme intégré d’accès aux soins de santé primaires et d’eau et assainissement qui s’adresse aux réfugiés, déplacés et populations locales touchés par le conflit interne et les tensions avec le Tchad.
A Ampara et Batticaloa au Sud-est du Sri Lanka, le CAM intervient à travers des des programmes d’accès aux soins de santé primaires et de soutien psychosocial pour les populations touchées par le Tsunami et le conflit interne. Le CAM se positionne aussi sur le Nord et est en attente des autorisations locales pour y travailler.
Au Nord-est du Tchad dans la région du Wadi Fira, le CAM vient de reprendre les activités de soins de santé primaires de MSF-Luxembourg dans les camps de réfugiés soudanais d’Iridimi et de Touloum. Des soins seront également fournis aux populations autochtones vivant près des camps.